Episode 63

Episode 63
bonjour chers lecteurs.... si tout est qu'ils en reste encore haha... enfin bref... pour ne pas vous faire attendre dans le vide... je vous annonce que je pars en vacances... donc pas de suite pendant un bout de temps... mais si je m'ennuie je rédigerai et peut être que vous aurez quelque chose fin aout....


la fic n'est pas finie... en fait j ai même pas mal d'idées... mais il s'avère que je ne consacre pas beaucoup de temps à les mettre sur papier!!

je vous souhaite de bonnes vacances!


je félicite toutes les personnes qui ont eu leur bac et celles qui ont essayé :))


et puis à bientôt!! (c'est vrai!!)




Je vous l'avais promis... et puis j'ai pris du temps... je sais je sais je sais..... mais tout vient à point à qui sait attendre!! Mes petits proverbes ne m'excuseront pas du retard..... mais peut-être que ce petit épisode..... allez je le poste... je le poste pas.....? assez blablaté.... bonne lecture!!



Les choses se succédaient à une vitesse... il y a quelque mois à peine, Silvia avait dit « oui »... pas à n'importe quoi... pas à n'importe qui. Elle avait fait le choix de suivre Roberto dans ses rêves les plus fous.... quoi qu'il se passe, parce qu'elle l'aimait... parce qu'elle l'aime de toutes ses forces. Si l'amour fait pousser des ailes, que faisait la jeune femme enfermée dans la salle de bains, silencieuse depuis plusieurs minutes déjà. C'est ce que tentait de comprendre Roberto... en vain.
Roberto : Silvia,
tu vas l'ouvrir cette porte ! Ce n'est pas drôle... ça l'était peut-être les deux premières minutes, et encore, je ne suis pas sûr...
Roberto entendit q
uelque chose... c'était bon signe... Silvia allait-elle enfin se daigner de montrer le bout de son nez ? Vous le saurez dans le prochaine épisode !!
Faux espoir pour Roberto... Ce n'était autre
qu'Alicia, perchée sur ses plus beaux talons aiguilles, qui avançait d'un pas tant nerveux qu'énervant. Elle venait aux nouvelles...
Roberto se contenta d'hausser les épaul
es, et Alicia fit demi-tour, ne voulant pas délaisser trop longtemps les prestigieux invités qui avaient fait le déplacement à l'occasion du mariage de sa nièce.

Plus le ma
riage approchait, et plus il sentait Silvia distante. Il avait préféré mettre son étrange comportement sur le compte du stress et de la fatigue. C'est d'ailleurs ce que Silvia ne cessait de répéter. « Pas ce soir, je suis épuisée » « Roberto, je ne tiens plus debout » « J'aimerai seulement voir la fin de ce film tranquillement, ne le prends pas mal » « On ne pourrait pas en reparler demain ? ». Le jeune homme connaissait pourtant Silvia mieux que sa poche... Elle fonctionnait comme une cocotte minute. Cet ustensile permet certes un précieux gain de temps de cuisson... Mais gare à qui l'oublie sur le feu !! Pourquoi le jeune homme se laissait-il aller à rêver de cocotte minute alors que sa fiancée joue les ermites dans une salle de bains de luxe.
Roberto : Silvia... tu ne t'es pas fait couler un bain
tout de même ?
Roberto tripotai
t nerveusement son n½ud de cravatte... Pourquoi cette stupide phrase était-elle sortie de sa bouche ? Pourquoi réagissait-il comme un parfait abruti, alors qu'il était parfaitement conscient de la situation délicate dans laquelle il se retrouvait. Entre lui et la femme de sa vie, il y avait une porte de salle de bains. Il n'y aurait pas eu cette salle de bains, s'il avait ne serait-ce qu'une fois, insisté pour parler de ce qui n'allait pas. Si un soir, il avait eu le courage d'éteindre la télévision, de se placer en face de Silvia, et de lui demander d'être sincère. S'il avait su être ferme. Il savait bien qu'un orage se couvait...il espérait simplement que la tempête n'éclate qu'après le mariage ! Avant cette excuse avait un sens pour lui, mais à présent, il ne parvenait plus à comprendre lequel... un bout de papier n'aurait probablement pas retenu Silvia !

L
'immense salle de bain semblait vide. Et pourtant, si l'on regarde avec attention, une jeune fille était recroquevillée sous le lavabo, tourbillonnant méthodiquement un linge entre ses doigts. Ce même linge lui servait à essuyer les larmes, qui coulaient en mode automatique de ses yeux bouffis. Le mariage... un bout de papier qui ne l'aurait certainement pas retenue auprès d'un homme, mais les qu'en-dira-t-on, et le sentiment de devoir se justifier auprès de toutes ces personnes venues assister à l'événement mondain de la semaine... cela faisait beaucoup sur la balance !
« Qu'est-ce qu
'il te prend », se répétait-elle... mais qu'est-ce qu'il te prend de craquer maintenant... pas dans un semaine, lorsqu'elle aurait été seule avec Roberto, mais au beau milieu de la répétition du mariage, avec plus de trois cents invités. « les plus intimes », avait assuré Alicia. Cela faisait quelques minutes que Roberto ne lui servait pas une de ces blagues, qui n'avait comme seul rôle que de lui faire savoir qu'il était encore de l'autre côté de la porte. Y était-il encore d'ailleurs, derrière la porte, ou avait-il préféré aller échanger sa carte de visite avec quelques uns des invités dont ces dernières semaines il ne cessait de parler à Silvia. « Roberto, tu te maries avec moi ou avec mes relations ? », une question qu'elle s'était vue lui poser en rêve de nombreuses fois.

Tout était embrouil
lé de façon intemporelle dans son esprit : Sourires, incompréhension, regards de tendresse, colère... Silvia avait besoin de faire une pause, et peu importe si le monde s'était arrêté de tourner, elle ne sortirait pas de cette salle de bains. La jeune fille se prononça cette phrase à elle même, tapant un peu du pied, comme pour se persuader que son attitude était la bonne.

Dans la sall
e de réception, les estomacs gargouillaient. Une chose était sûre, le père de Roberto n'allait pas réussir à retenir ses deux potentiels associés, qui avaient fait le déplacement exprès depuis New-York pour cette occasion. En effet, le mariage Arenales-Jauregui avait fait coulé beaucoup d'encre, et Victor avait vu en cette médiatisation une occasion de se refaire une santé financière. Il n'était pas le seul à adopter cette attitude. En effet, Alicia ne s'était pas gênée de réunir le gratin du people susceptible de lui ouvrir des portes. Il était donc difficile de reprocher à Roberto son enthousiasme un peu trop excessif vis à vis des invités présents à son mariage. Ingrid également avait emporté un CV dans son petit sac argenté, juste au cas où. En effet, la rouquine n'avait pas vraiment de projets, et depuis quelques mois, elle multipliait les petits jobs sans lendemain, juste de quoi vivre. Lola, pour sa part, commençait à se faire du souci pour Silvia. Le mariage se doit d'être inoubliable, et si sur ce point Silvia avait fait fort, il n'en demeurait pas moins que la jeune hispanique était enfermée dans la salle de bains depuis plus de trois quarts d'heure, refusant tout contact avec qui que ce soit. La jeune brune hésitait à tenter sa chance auprès de la porte blanc cassé de la salle de bains, mais Ingrid, un verre de Martini blanc à la main, le lui avait déconseillé. A son avis, il fallait laisser Roberto gérer la crise car après tout, c'est lui qui allait l'épouser, et s'il ne parvenait pas à la comprendre, alors peut-être valait-il mieux qu'ils se séparent dès à présent. Pour résumer la situation, la tension dans la salle était plus que palpable, et les mauvaises langues envisageaient déjà les titres à la une du journal le lendemain.

10 minutes s'étaient éc
oulées, et Silvia campait sur sa position. Elle avait besoin d'être seule. Seule ? La jeune femme ne l'était pourtant pas tant qu'elle le pensait. Six pattes, soit un petit point noir, se déplaçaient le long du lavabo. La petite créature avait à présent atteint le mur contre lequel la jeune fille était adossée, et puis enfin l'épaule même de Silvia. Un grand « Aaaaaah » se fit entendre, ce qui ne manqua pas de faire dresser les poils de Roberto. Avant même qu'il ne se questionne sur le pourquoi du comment, il vit sortir une petite chose affolée de la salle de bains. Affichant un sourire à cette ouverture de porte qu'il n'osait plus espérer, le jeune homme s'empressa de rejoindre Silvia, qui réalisait seulement alors ce qu'elle était nez à nez avec... avec qui d'ailleurs ?


Roberto : Tu veux qu'on annule l
e mariage ?
Silvia :
C'est ce dont tu as envie ?
Roberto : C'est à toi que je
le demande
Silvia plongeait son regard
dans celui qui allait être près d'elle, jusqu'à ce que la routine ne les sépare... ou peut-être valait-il mieux d'ores et déjà arrêter les frais ?
Silvia :
Peut-être qu'on devrait..
Roberto l'in
terrompit : Non Silvia, pas de peut-être... On n'est pas en train de jouer à la lotterie. Si tu ne veux plus de moi à tes côtés, dis-le, simplement.
Silvia
: Je n'ai pas dit ça.
Roberto : Alors
quoi ?
Silvia : Quoi
alors quoi, Roberto, tu le fais exprès ?
Le ton montait e
ntre les deux jeunes gens.
Roberto : Si
lvia je ne te connais plus... ou alors si.. je te connais si bien au contraire. Est-ce que notre vie sera une simple réplique de cette répétition de mariage. Je veux dire, à chaque fois que quelque chose ne se passera pas comme tu l'auras prévu, tu t'enfermeras dans la salle de bains la plus proche ?
Silvia : Possibl
e.
R
oberto : Parfait !
Silvia : Et est-ce
que notre vie va être une simple réplique de cette répétition de mariage. Je veux dire, à chaque fois qu'une occasion de te retrouver au centre de l'attention tu en oublieras tes priorités ?
Roberto : Po
ssible !
Silvia : Da
ns ce cas...
Roberto : Dans
ce cas je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Toi, ta salle de bains, et ton fichu caractère.
Silvia : Roberto...
Robe
rto : Silvia. est-ce que tu m'aime ?
Est-
ce qu'elle l'aimait ? Cela ne faisait aucun doute. Mais... Il y avait trop de mais.
Rober
to : Silvia est-ce que tu m'aimes ?
Silvia : oui je t'aime.
Roberto : Alors
le reste on s'en fout. Tu imagines le nombre de couple qui essaie de tenir debout... sans l'essentiel ? Nous on a le principal... et pour le reste, on verra après. Dans la vie rien n'est parfait... mais nous on a tout ce qu'il faut pour être heureux,,, Silvia c'est vrai pour moi... La question est de savoir si ça l'est aussi pour toi ?
Silvia : Roberto, il y a une chose
que tu dois savoir à mon sujet.
Roberto :
Je t'écoute
Silv
ia : J'ai très peur des araignées.
Roberto : Je le sais, et de
toutes les petites bê-bêtes sur pattes.
Silv
ia : Mais j'ai bien plus peur des araignées. Et pourtant... aujourd'hui... je crois qu'une d'entre elles m'a fait un signe.
Roberto : Silvia, tu n'aurais pas abusé d
u vin par hasard ?
Silvia attra
pa le col de chemise de son homme, et le lui releva... Elle souriait en pensant à la « Robertina »... cela semblait si lointain à présent.
Roberto n'avait plus besoin de se dém
arquer par son col de chemise aujourd'hui. Il savait que quoi qu'il puisse se passer, il aurait quelqu'un à ses côtés qui saurait lui rappeler d'être lui-même.
Rober
to et Silvia se regardèrent longtemps, comme s'ils se redécouvraient, comme pour ne pas oublier que l'équilibre est si fragile parfois, comme si la vie recommençait.






petit clin d'oeil à célia pour le coup de l'araignée...
et petit lien pour yadrick-simmons... merci pr tes nombreux comms...tés. « les plus intimes », avait assuré Alicia. Cela faisait quelques minutes que Roberto ne lui servait pas une de ces blagues, qui n'avait comme seul rôle que de lui faire savoir qu'il était encore de l'autre côté de la porte. Y était-il encore d'ailleurs, derrière la porte, ou avait-il préféré aller échanger sa carte de visite avec quelques uns des invités dont ces dernières semaines il ne cessait de parler à Silvia. « Roberto, tu te maries avec moi ou avec mes relations ? », une question qu'elle s'était vue lui poser en rêve de nombreuses fois.

Tout était embrouillé de façon intemporelle dans son esprit : Sourires, incompréhension, regards de tendresse, colère... Silvia avait besoin de faire une pause, et peu importe si le monde s'était arrêté de tourner, elle ne sortirait pas de cette salle de bains. La jeune fille se prononça cette phrase à elle même, tapant un peu du pied, comme pour se persuader que son attitude était la bonne.

Dans la salle de réception, les estomacs gargouillaient. Une chose était sûre, le père de Roberto n'allait pas réussir à retenir ses deux potentiels associés, qui avaient fait le déplacement exprès depuis New-York pour cette occasion. En effet, le mariage Arenales-Jauregui avait fait coulé beaucoup d'encre, et Victor avait vu en cette médiatisation une occasion de se refaire une santé financière. Il n'était pas le seul à adopter cette attitude. En effet, Alicia ne s'était pas gênée de réunir le gratin du people susceptible de lui ouvrir des portes. Il était donc difficile de reprocher à Roberto son enthousiasme un peu trop excessif vis à vis des invités présents à son mariage. Ingrid également avait emporté un CV dans son petit sac argenté, juste au cas où. En effet, la rouquine n'avait pas vraiment de projets, et depuis quelques mois, elle multipliait les petits jobs sans lendemain, juste de quoi vivre. Lola, pour sa part, commençait à se faire du souci pour Silvia. Le mariage se doit d'être inoubliable, et si sur ce point Silvia avait fait fort, il n'en demeurait pas moins que la jeune hispanique était enfermée dans la salle de bains depuis plus de trois quarts d'heure, refusant tout contact avec qui que ce soit. La jeune brune hésitait à tenter sa chance auprès de la porte blanc cassé de la salle de bains, mais Ingrid, un verre de Martini blanc à la main, le lui avait déconseillé. A son avis, il fallait laisser Roberto gérer la crise car après tout, c'est lui qui allait l'épouser, et s'il ne parvenait pas à la comprendre, alors peut-être valait-il mieux qu'ils se séparent dès à présent. Pour résumer la situation, la tension dans la salle était plus que palpable, et les mauvaises langues envisageaient déjà les titres à la une du journal le lendemain.

10 minutes s'étaient écoulées, et Silvia campait sur sa position. Elle avait besoin d'être seule. Seule ? La jeune femme ne l'était pourtant pas tant qu'elle le pensait. Six pattes, soit un petit point noir, se déplaçaient le long du lavabo. La petite créature avait à présent atteint le mur contre lequel la jeune fille était adossée, et puis enfin l'épaule même de Silvia. Un grand « Aaaaaah » se fit entendre, ce qui ne manqua pas de faire dresser les poils de Roberto. Avant même qu'il ne se questionne sur le pourquoi du comment, il vit sortir une petite chose affolée de la salle de bains. Affichant un sourire à cette ouverture de porte qu'il n'osait plus espérer, le jeune homme s'empressa de rejoindre Silvia, qui réalisait seulement alors ce qu'elle était nez à nez avec... avec qui d'ailleurs ?


Roberto : Tu veux qu'on annule le mariage ?
Silvia : C'est ce dont tu as envie ?
Roberto : C'est à toi que je le demande
Silvia plongeait son regard dans celui qui allait être près d'elle, jusqu'à ce que la routine ne les sépare... ou peut-être valait-il mieux d'ores et déjà arrêter les frais ?
Silvia : Peut-être qu'on devrait..
Roberto l'interrompit : Non Silvia, pas de peut-être... On n'est pas en train de jouer à la lotterie. Si tu ne veux plus de moi à tes côtés, dis-le, simplement.
Silvia : Je n'ai pas dit ça.
Roberto : Alors quoi ?
Silvia : Quoi alors quoi, Roberto, tu le fais exprès ?
Le ton montait entre les deux jeunes gens.
Roberto : Silvia je ne te connais plus... ou alors si.. je te connais si bien au contraire. Est-ce que notre vie sera une simple réplique de cette répétition de mariage. Je veux dire, à chaque fois que quelque chose ne se passera pas comme tu l'auras prévu, tu t'enfermeras dans la salle de bains la plus proche ?
Silvia : Possible.
Roberto : Parfait !
Silvia : Et est-ce que notre vie va être une simple réplique de cette répétition de mariage. Je veux dire, à chaque fois qu'une occasion de te retrouver au centre de l'attention tu en oublieras tes priorités ?
Roberto : Possible !
Silvia : Dans ce cas...
Roberto : Dans ce cas je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Toi, ta salle de bains, et ton fichu caractère.
Silvia : Roberto...
Roberto : Silvia. est-ce que tu m'aime ?
Est-ce qu'elle l'aimait ? Cela ne faisait aucun doute. Mais... Il y avait trop de mais.
Roberto : Silvia est-ce que tu m'aimes ?
Silvia : oui je t'aime.
Roberto : Alors le reste on s'en fout. Tu imagines le nombre de couple qui essaie de tenir debout... sans l'essentiel ? Nous on a le principal... et pour le reste, on verra après. Dans la vie rien n'est parfait... mais nous on a tout ce qu'il faut pour être heureux,,, Silvia c'est vrai pour moi... La question est de savoir si ça l'est aussi pour toi ?
Silvia : Roberto, il y a une chose que tu dois savoir à mon sujet.
Roberto : Je t'écoute
Silvia : J'ai très peur des araignées.
Roberto : Je le sais, et de toutes les petites bê-bêtes sur pattes.
Silvia : Mais j'ai bien plus peur des araignées. Et pourtant... aujourd'hui... je crois qu'une d'entre elles m'a fait un signe.
Roberto : Silvia, tu n'aurais pas abusé du vin par hasard ?
Silvia attrapa le col de chemise de son homme, et le lui releva... Elle souriait en pensant à la « Robertina »... cela semblait si lointain à présent.
Roberto n'avait plus besoin de se démarquer par son col de chemise aujourd'hui. Il savait que quoi qu'il puisse se passer, il aurait quelqu'un à ses côtés qui saurait lui rappeler d'être lui-même.
Roberto et Silvia se regardèrent longtemps, comme s'ils se redécouvraient, comme pour ne pas oublier que l'équilibre est si fragile parfois, comme si la vie recommençait.






petit clin d'oeil à célia pour le coup de l'araignée...
et petit lien pour yadrick-simmons... merci pr tes nombreux comms...

# Posté le lundi 25 février 2008 09:28

Modifié le dimanche 13 juillet 2008 18:06

Episode 62

Episode 62
Bonjour tout le monde! Je sais que ça fait bien longtemps que je n'ai pas posté de suite... j'espère que vous n'avez pas oublié petite fic pour autant! Je suis vraiment désolée de cette longue attente.... Et voilà enfin un nouvel épisode....

Il ne me reste plus qu'à ratrapper le retard sur tous vos blogs à présent! Même si je prendrai peut être un peu de temps, je m'y engage. Et je vous laisserais mes impressions bien sûr....


Pour l'heure, je vous souhait une bonne rentrée, et voici la suite...


.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.:.


Roberto et Silvia avaient peut-être précipité les évènements, mais ils ne s'imaginaient pas éterniser les fillançailles des mois durant : ils étaient fait l'un pour l'autre, et désiraient officialiser leur engagement. La date du fameux jour avait été fixée au 24 octobre. Alicia avait pourtant insisté, argumentant vivement auprès de sa nièce : en si peu de temps, il n'aurait pas été possible d'organiser un mariage digne de ce nom ! Sans le vouloir, les arguments d'Alicia n'avaient que contribué au choix d'une date aussi précipitée. Sans pour autant lésiner sur les moyens, Silvia ne souhaitait pas faire de ce mariage un meeting réunissant la crème des crèmes du carnet d'adresse des Jauregui : elle s'était montrée ferme à ce sujet.

Robert
o tenait à ce que Silvia soit satisfaite, c'est pourquoi le jeune homme ne s'opposa pas à ce que la liste des invités soit passée au peigne fin. C'est non sans une pointe d'amertume qu'il rangea donc dans un petit coin de son esprit son désir d'impressionner la galerie. Après tout, mieux valait impressionner celle qui vieillirait à ses côtés, avait-il raisonnablement fait remarquer.

La restriction du no
mbre d'invités ne rendait pas pour autant moins stressant les préparatifs : choix du menu, du lieu de réception, des tenues vestimentaires. Silvia et Roberto n'avaient pas une seconde à eux, et chaque jour, une tâche à laquelle ils n'avaient pas songé venait s'ajouter à la liste des choses à faire. Ce soir, Silvia était rentrée lessivée, ne passant pas par la case cuisine, et se dirigeant directement dans sa chambre. Elle n'avait qu'une idée en tête : s' affaler comme une masse sur le lit, et n'être dérangée sous aucun prétexte. Elle monta les quelques marches qui la séparaient désormais de sa chambre, mais la porte était entrouverte. Roberto, pensa-t-elle imédiatement. En effet, en attendant de trouver un appartement convenable Silvia vivait provisoirement chez sa tante, et Roberto pour ainsi dire également, ne supportant pas de vivre trop loin de celle qu'il aime.

Roberto
: Je ne t'attendais pas si tard...
Sil
via : Je t'avais dit qu'il fallait que je passe chez le fleuriste pour la composition du bouquet.
Roberto
: Et ?
Sil
via : Et on a choisi les bouquets qui seront disposés sur les tables !
Robert
o : Mais Silvia, les fleurs ne se mangent pas... Par conséquent je vois pas l'utilité d'en disposer sur les tables !
Silvia :
J'ai envie qu'il y ait de jolis arrangements sur les tables, je vois pas en quoi ça te dérange !
Roberto
: ça me dérange dans la mesure où ça fait deux heures que je t'attends pour dîner, et ton portable était coupé.
Sil
via : Oui j'ai dû l'éteindre parce qu'il sonnait à tout bout de champ.
Rober
to passa délicatement une main sur le visage fatigué de Silvia.
Roberto : Alo
rs, ce bouquet, comment l'as-tu choisi ?
Silvia : Je n
'ai pas eu le temps de le choisir puisqu'on a décidé des arrangements sur les tables. Mais je retourne après-demain.
R
oberto : Silvia !
S
ilvia : Quoi ! Et puis comme ça tu pourras venir avec moi !
Roberto, peu co
nvaincu, hocha la tête.
Silvia : ça v
a pas ?
Roberto : S
i si... ça me paraît bien...
Silvia :
Bon, je me serais bien installée à te tirer les vers du nez, mais je suis épuisée, alors on en parlera demain !!
Roberto : C'est ç
a demain...
Robert
o s'assit contre le petit fauteuil disposé près de la fenêtre, pendant que Silvia se faufila sous les draps.
Le
silence pesait dans la pièce. De son lit, Silvia cherchait le regard de Roberto, qui semblait l'ignorer. Elle soupira, pas de réaction de la part du jeune homme. Elle soupira plus fort, il continua de l'ignorer. Elle s'apprétait à répéter l'opération, mais il l'en empêcha.
Robert
o : Tu as un problème au sinus ?
Silvi
a : Ton manque de tact m'épate de jour en jour !
Rober
to s'approcha gentiment : Tu dois être affamée !
Silv
ia : J'ai plus sommeil qu'autre chose !
R
oberto : N'en dis pas plus, je sais ce qu'il te faut ! Le jeune homme s'assit à cheval sur sa fiancée et d'une main, dégrafa son soutien-gorge. Il s'empara du tube de crème hydratante posé contre la table de nuit, et en fit couler une petite goutte sur le dos de Silvia, qui frémit : la crème froide.
La jeune fi
lle expira alors, laissant la tension s'évaporer. Sans prononcer une parole, elle glissa une main contre sa nuque, attrapant le bras de Roberto.
Roberto s'allongea alors contre sa fiancée en manque de tendresse, et la serra contre lui, sans rompre le silence apaisant qui régnait dans la pièce.


Milieu de la nuit

Roberto ne trouvait pas le sommeil : il ne cessait de remuer dans le lit. Ne voulant pas réveiller Silvia qui dormait paisiblement, le jeune homme décida de descendre boire un verre de lait, qui peut-être parviendrait à le détendre. A sa grande surprise, il n'était pas le seul à être frappé d'insomnie cette nuit. En effet, devant un bol de crème glacée, sa future tante se donnait à faire.
Roberto, un peu gêné : Alicia, oh euh... salut ! Il lui adressa un petit geste de la main.
Alic
ia le scruta de haut en bas.
Roberto : J'espère que ce n'est pas ma présence qui vous empêche de dormir !
Alicia :
Non, non... De toute façon, c'est tout juste si on s'aperçoit.
Rob
erto s'empara de la bouteille de lait dans le frigidaire.
Alicia :
Silvia dort ?
Robe
rto : Il est trois heures du matin... !
Alici
a plongea sa cuillère dans la crème glae.
Roberto
: Alicia, je peux vous demander.. enfin ça vous pose problème si... j'aimerai bien..
Alicia : Si tu essaies de communiquer, il reste des efforts à fournir pour qu'on puisse te saisir.
Robert
o : Vous croyez que Silvia est contente de devenir ma femme ?
Alic
ia n'avait ni l'envie, ni la réponse à cette interrogation.
Alicia
: Tu sais comme moi qu'une fois qu'elle se met quelque chose en tête, il est difficile de l'en faire changer d'idée.
Rob
erto : Et c'est tout, elle m'épouse parce qu'elle s'est persuadée de le faire ?
Al
icia : Ce n'est pas à moi qu'il faut le demander.
Rob
erto : Elle veut dissimuler notre mariage.
Al
icia : Je ne comprends pas.
Robe
rto : J'ai envie que tout le monde soit mis au courant de notre union, j'imaginais que notre mariage serait un événement, comme on en voit à Hollywood.
Ali
cia, intéressée par le tournant que prenait la situation : Ah oui ?
Ro
berto : Oui ! Je veux dire, c'est l'occasion d'en mettre plein la vue. Franchement, vous avez déjà vu un couple aussi séduisant que nous ?
A
licia haussa les sourcils, et fit abstraction de cette dernière remarque. Depuis le temps, elle n'en attendait pas moins de la part de Roberto.
Alic
ia : C'est des invités en plus que tu souhaites ?
Ro
berto : Oui... Non pas seulement. C'est. Je ne comprends pas pourquoi elle ne tient pas à ce que tout le monde sache que désormais elle et moi ne feront plus qu'un.
Alicia : Silvia n'aime pas étaler sa vie privée, tu le sais enfin.
Rober
to : Mais là c'est différent. On ne se marie qu'une fois. Une fois vous comprenez ?
Alicia
acquiesça. Elle avait bien compris le message. Et pour une fois elle était de l'avis de Roberto. Que devait-elle faire ? Laisser Silvia n'en faire qu'à sa tête, ou lui offrir un mariage digne de ce nom.... Digne de SON nom !




# Posté le dimanche 23 septembre 2007 15:19

Modifié le lundi 24 septembre 2007 02:28

Episode 61

Episode 61
Le dernier épisode avant que je ne parte en vacances.... J'espère que vous l'apprécierez. Je ne garantis rien, mais si je parviens à trouver une connexion internet, quelques suites seront postées, soit par moi, soit par Célia... En attendant, je vou souhaite de bonnes vacances.... Bonne lecture!

L'estomac noué, la sensation même qu'elle avait éprouvé en franchissant pour la dernière l'école de Carmen Arranz en tant qu'éve, Silvia l'avait ressentie ce matin. En effet, la jeune femme s'était bien tourné et retourné le problème dans la tête, et elle en était arrivée à la conclusion qu'être brouillée avec sa tante ne l'amusait pas. Surtout qu'Alicia avait, malgré son côté directif, toujours souhaité le bien de Silvia. Aujourd'hui, Silvia était venue lui dire, qu'elle en avait marre de devoir choisir entre la danse et la danse ! Sa vie ne se résumait pas qu'à cela. Sa vie, c'était Roberto.

C'e
st donc comme convenu avec Alicia, que Silvia se rendit à l'école des arts de la scène. Encore une fois, Alicia avait certainement fait exprès de fixer le rendez-vous à l'école, ne pouvait s'empêcher de penser Silvia, hantée par ses couloirs vides et inanimés. Il y a une semaine à peine, s'arrêter sur ses couloirs aurait été pire que s'arrêter au milieu d'une autoroute : difficile d'en sortir indemne. Et voilà qu'aujourd'hui c'est le silence de l'école qui était devenu insupportable.

Heu
reusement, Silvia n'eût pas à le supporter très longtemps, puisqu'Alicia avait enfin montré le bout de son nez.
Alicia : Je suis désolé de t'avoir fait attendre.
Silvia
: Oh, c'est rien. Enfin c'est bizarre de voir l'école dans cet état. Qu'est-ce que tu fais encore ici ?
A
licia : Je dois terminer de dresser le bilan.
Silvia : Vous êtes encore en déficit ?
Al
icia : L'école se redresse gentiment, mais les piliers économiques sont encore instables... Mais je suppose que ce n'est pas pour parler de l'avenir de l'école que tu voulais me voir.
Sil
via : Non, non, ce n'est pas pour ça. On va déjeuner ? Je meurs de faim !
Alicia at
trapa le sac qu'elle avait déposé à ses pieds, et suivit sa nièce, qui n'avait pas pris le temps d'attendre une réponse à sa question.

Roberto, sur la ter
rasse d'un café, profitait du soleil en compagnie d'Ingrid et de Lola.
Tout le monde n'avait qu'un mot
en tête : logement. En effet, jusqu'ici, les jeunes gens visaient l'obtention du diplôme, mais aucun n'avait envisagé plus loin. Oui des projets professionnels, tout le monde en avait fait, mais personne n'avait pensé qu'après 5 ans d'études et d'indépendance, le retour aux bercails serait étouffant. Ingrid avait repris ses bonnes habitudes, accoutumée à être livrée à elle même. Lola en avait un peu marre de se retrouver coincée à la maison, et Roberto lui, ne supporterait pas même l'air qu'il respirait autour de la maison. C'est ainsi que les trois mousquetaires épluchaient les petites annonces, espérant trouver un lieu qui concilierait à la fois indépendance et prix abordable.
Ingrid : Deux pièces, centre de
Madrid, avec un balcon ! Parfait...
Lola : Deux pièces... et mon Ped
ro on le mettra où ?
Ingrid : T'es
pères quand même pas faire chambre à part...
Lola : Si un soir on se
dispute, je ne pourrai pas envisager de dormir avec quelqu'un si je suis en froid !
Ingrid : Raison de
plus pour ne pas faire d'histoires alors ! Un petit appartement, c'est un investissement pour les couples qui durent !
Roberto : pas d'ac
cord. Silvia et moi on veut quelque chose de spacieux !
Ingr
id : C'est le roi qui dit je veux !
Roberto
: Mais n'empêche que je parie que vous serez toujours chez nous, à mendier un peu de divertissement !
Ingrid : Détrompes-toi mon petit
père, je te parie qu'en moins d'un an, vous allez être un de ces petits couples qui ne voient plus personnes, coupé du monde !
Lola : Silv
ia finirait ermite si on la laissait faire...
Roberto : Tant qu'exist
eront les boutiques et les fringues Silvia ne sera pas coupée du monde crois-moi ! Silvia Arenales !
Lola : J'arriv
e pas à croire que vous allez vous marier !
Ro
berto : Jalouse ma loli ?
Lola s
'apprêtait à lui répondre, quand Roberto repris la parole.
Roberto : T'inquiètes pas, on pourra toujours rester amants !
Lol
a : Tu es un abruti...
Rob
erto Un abruti qui va être uni par les liens sacrés du mariage... A propos les filles, je vous annonce que nous avons officiellement fixé une date.... Enfin Silvia n'est pas au courant, mais bon, ça c'est un détail ! On se mariera en septembre, le 18 septembre.
Ingrid : J
'ai trouvé Lola.... Exactement ce que l'on cherche
De son ind
ex, la rouquine indiqua une annonce que Lola s'empressa de lire.
Lola :
Oui, ça me semble convenable.
Ingrid : Plus que ça même ! J'appelle tout de suite on va le visiter ! Ingrid attrapa le bras de son amie, et son portable de l'autre main, et elle quitta la terrasse, faisant un petit signe de tête à Roberto.
Rober
to : les filles ! les filles, attendez !
Avec Ingrid, il falla
it être prêt à vivre à mille à l'heure, comment Roberto pouvait-il encore en douter ?

Au r
estaurant, Alicia et Silvia se regardaient dans le blanc des yeux. Que le temps peut paraître long entre le moment où l'on commande et celui où les plats nous sont servis.... Surtout lorsque d'épineux sujets de conversations attendent d'être abordés. Silvia rompit tout de même la glace.
Silvia : Tu sais que
je n'ai pas prévu de poursuivre ma carrière de danseuse.
Alici
a : Tu sais que je ne me mêles plus de ta carrière Silvia.
Sil
via : L'autre jour, je voulais te faire découvrir mes projets pour l'avenir.
Alic
ia : Parce que tu as des projets ?
Le ton
moqueur d'Alicia n'encourageait pas Silvia à poursuivre, et pourtant, la jeune femme était belle et bien décidée à aller au bout de cette conversation.
Si
lvia : J'ai rénové un local avec Roberto, et des cours de danse pour enfants seront donnés dès la rentrée. Je donnerai un cours par semaine également.
A
licia avala une gorgée d'eau, pour se rafraîchir les idées. Tant d'espoir placé pour la carrière de sa nièce, et voilà qu'une fois par semaine, elle donnerait une leçon de danse à des enfants dont on ignore le prestige.
Silvia : Et ce n'est pa
s tout.
Alicia : Dis m'en plus
Silvia : Je vais épouser Rob
erto.
Alicia avala une autre go
rgée. Ce n'était pas une mauvaise nouvelle en soi. Non, c'était même à prévoir.
Silvia : T
u ne dis rien ?
Alicia : Tu attends de moi que je dise quelqu
e chose ? Je n'ai plus à me mêler de ta vie.
Silvia : De tou
te façon, je n'ai pas l'intention de faire machine arrière.
A
licia : Très bien, alors, félicitations !
Un inconnu aurait p
u la féliciter, mais de la part de sa tante, Silvia en exigeait plus : Qu'est-ce que tu en penses ?
Alicia : Roberto est
un homme bien.
En questionnant davantage, Silvia s'exposait
au risque d'entendre Alicia lui reprocher de ne pas savoir saisir sa chance. Elle cessa donc d'insister, et afficha un sourire tendu. Enfin, elle avait annoncé plusieurs nouvelles qui lui tenaient à c½ur.

Ingrid, Lola, et Roberto avait été c
hanceux.En effet, le propriétaire s'était montré disponible, et les jeunes gens avaient pu visiter le potentiel appartement d'Ingrid, Lola et Pedro.
A
près un petit coup d'½il, Ingrid s'était déjà faite un avis. Le pièces sont spacieuses, il y a de la place pour son bazar, une baignoire dans la salle de bains, que demander de plus ?
Lola, plus prudente, avait t
enté d'inspecter plus rationnellement l'appartement, mais en réalité, elle ne savait à quoi porter particulièrement son attention.
Lola : On devrait réfléchir !
Ingrid : C'est tout r
éfléchi...
Lola Et si Pedro n'aime pas ?
Ingrid : Il appren
dra à aimer, ce n'est quand même pas sorcier... Et puis une fois décoré, je ne vois pas pourquoi ça ne lui plairait pas.
Lola :
On le prend ?
Roberto
: Les filles, si vous ne le prenez pas, je le fais....
Ingrid
: Laisse-le ma Lola, réfléchis bien, est-ce qu'il te plaît ? Tu as vu ce panorama ?
En effet, l'appartement e situait au septième étage, et depuis le balcon, la vue était resplendissante.
L
ola : Regarde, on voit le parc !
Ingrid,
surexcitée: Alors Lola... qu'est-ce que t'en dis ?
Rob
erto, s'adressant au propriétaire : Où est-ce que je signe ?
Lo
la : Eh... c'est nous qui devions visiter... pas touche minouche ! On le prend !
In
grid : Quoi ?
Lola, s'a
pprocha du propriétaire : Oui, on le prend !
Ingrid
courut en direction de son amie, et la serra dans ses bras, la soulevant même, tant la joie lui avait donné des forces. Une nouvelle vie, de nouveaux projets, une aventure qui ne demande qu'à commencer...

soirée, local de danse

Roberto : Bon, la musique fonctionne maintenant... Tu n'as plus d'excuse !
Silvia
adressa un regard à sa tante, qui venait juste de visiter la « petite salle », pour reprendre ses mots.
Rob
erto piocha dans les CD de Silvia, et enclencha la musique : A toi de jouer princesse !
Cette
fois-ci, il ne manquait rien, Alicia était là, même si peu enthousiaste, les yeux de Roberto eux, étaient toujours aussi rassurants. Danser... Comment résister à l'envie ? Silvia qui était encore sur le seuil entra, puis se débarrassa de ses chaussures à talons, trop encombrantes pour la grâce qui l'habitait. Elle enchaîna quelques pas, puis se laissa porter par le rythme et l'envie qui l'habitaient... Un nouveau départ s'amorçait, où la danse ne serait plus menée par des buts professionnels, mais pratiquée à titre personnel. Pour Alicia, c'était un gâchis, pour Silvia un compromis.

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 19:15

Episode 60

Episode 60

magnifique bann n'est-ce pas? c'est célia qu'il faut féliciter!! et merci encore....



jour de pluie... alors la suite!

j'ai pitié eva lol... voilà déjà la moitié de l'épisode, la suite arrivera avant la fin de la journée dans cet article!



Ce sam
edi matin, comme toute la semaine, Alicia s'était levée de bonne heure. Sirotant son café, la fameuse question qu'elle avait tenté d'enfoncer sous l'oreiller toute la nuit la ratrappait au galop. Qu'allait-ils penser d'elle ? Manuelo était présent dans sa vie depuis maintenant près de deux semaines, et un soir sur trois désormais, elle n'était plus célibataire. Certes, cela comblait un peu ses fins d'après-midi vacantes, mais le coup de foudre n'avait pas eu lieu. A maintenant 35 ans, Alicia avait déciqu'avec ou sans coup de foudre, il était temps de faire des projets. Manuelo était le seul homme qu'elle connaissait qui n'était plus désireux de former une famille. Il avait en effet été marié quelques années auparavant, ce samedi, Manuelo l'avait pvenu, il était de chorvée avec ses deux enfants : Tania et Fabio. Manuelo avait insispour qu'Alicia passe la journée en compagnie de ses enfants. « Cela nous rendra plus complices », avait-il affirmé encore et encore, jusqu'à ce qu'Alicia ne cède. Ce n'est pas qu'elle n'aimait pas les enfants, plutôt qu'elle préférait les observer à distance, à grande distance même. Il n'y a qu'une jeune fille qui avait jusqu'alors pu approcher Alicia de près, cette jeune fille même qui ne lui adressait plus la parole aujourd'hui.
On son
na à la porte. « Déjà ! , ce n'est pas possible... » Alicia n'avait pas encore terminer de se maquiller et ses cheveux encore humides n'étaient pas présentables. Après la sonnerie, les « tocs-tocs », ou plutôt les coups de pieds généreusement distribués à sa porte firent bondir Alicia de plus belle. « Des enfants ?.. des démons oui ! ». Les petits garnements n'avaient pas encore passé la porte, qu'Alicia regrettait déjà d'avoir accepté de passer la journée en leur compagnie.
Alicia
ouvrit enfin la porte.
Manuelo s'apprêtait à l'embrasser, mais sous le regard répulsif de sa fille aînée, il se contenta de lui faire une bise sur la joue.
Manue
lo : Je te présente Tania, qui vient de faire sept ans.
Ta
nia l'interrompit : je sais parler !
Alicia : Ma
is oui Manu, elle sait parler je vois ça... et toi quel âge as-tu ? Interrogeait Alicia pour créer un premier contact avec Fabio.
Tania, contrariée : Par contre lui ne sait pas !
Ma
nuelo prit les choses en main. Attrapant son fils pour le déchausser, il lui demanda de montrer à Alicia sur ses doigt quel âge il avait.
Fabi
o dressa trois petits doigts, peinant à garder les deux autres restants fermés.
Alicia : Tu
as trois ans ! Tu es très grand !
Tan
ia : Non il est petit ! C'est moi qui suis grande.
P
our Alicia, ce n'était pas un commencement en douceur. Pas le temps de s'adapter, ni l'envie d'ailleurs, mais pour la journée il lui fallait serrer les dents. Elle adressa donc un sourire coincé à Manuelo, et laissa entrer la petite famille qui ne serait pas la sienne dans le salon.

Le local de
danse appartenant à Silvia était désormais comme neuf. A l'exception qu'il était vide. Sans décoration, la pièce manquait de vie, et Silvia allait remédier à cela dans l'après-midi même. En compagnie de Roberto, elle se rendit alors dans centre-ville, dans le but de trouver des illustrations originales.
Après avoir rapidement parcouru deux boutiques, Silvia ne cessait deter qu'elle ne trouvait pas son bonheur.
Rober
to : Au même temps, ce n'est pas dans un centre commercial que tu vas trouver de jolies peintures Silvia !
Silvia : C'est sûr ! Mais cette robe est très jolie, tu ne trouves pas ?
Ro
berto, observant rapidement la tenue pour laquelle il n'avait pas d'affinité particulière acquiesça.
S
ilvia : C'est tout, rien de plus ?
Rob
erto : Si, si elle est jolie, mais je pensais qu'on cherchait un cadre !
Silvia : Tu l'as dit toi même, ce n'est pas dans un centre commercial qu'on va trouver de jolies images originales ! Voyons comment elle me va! ajouta la jeune fille, avant de se glisser dans une cabine d'essayage.
Rob
erto n'avait qu'une question en tête. « Mais que fait-on ici dans ce cas ? ». Il savait néanmoins qu'en prononçant cette phrase, il n'échapperait pas à une prise de bec. Roberto opta alors pour une seconde façon d'envisager les choses, qui consistait à profiter des évènements. Il se glissa alors à son tour dans la cabine d'essayage où il avait vu Silvia entrer, quelques secondes auparavant.
Silvia, surpise par les mains froides qui parcouraient son corps, sursauta.
Robe
rto murmurant au creux de l'oreille de Silvia : Alors voyons comment te va cette robe !
Si
lvia : Tu me files la chair de poule !
Ro
berto : Tu as froid ? Il l'enveloppa dans ses bras, sans attendre la réponse de sa bien aimée.
Si
lvia : Non, mais quand tu me parles dans le cou, je frissonne.
Rober
to, murmurant de plus belle : Tiens donc, tu frissonnes, et c'est agréable ?
Silvia : Roberto, arte, pas ici... Aide-moi à fermer la robe plutôt, puisque tu es là !
Rober
to descendit la fermeture éclair, continuant d'embrasser Silvia dans le dos, remontant jusqu'à la nuque.
S
ilvia ne résista plus bien longtemps, et débarrassa également Roberto de sa chemise désormais superflue pour la température qu'avait atteint la cabine.




voilà la suite, comme promis ;)

Entre Fabio qui était allergique aux trois quart des aliments contenus dans le Frigo d'Alicia, et Tania qui ne cessait d'afficher son mécontentement, Madame Jauregui avait atteint les limites. Elle voulait éclater en sanglot, cela aurait peut être couvert le bruit que les deux petits parvenaient à faire.
Manu
elo : Tu n'as rien pour les occuper ? Du papier, des crayons ?
Alici
a : Oui... j'ai ça ! je ne sais plus où. Voilà déjà un stylo ! Alicia tendit un stylo qui était probablement le plus lourd que Fabio n'avait jamais tenu. Il entreprit de dessiner sur le sol, pendant qu'Alicia était à la recherche de papier.
Manuelo l'interrompit aussitôt : Fabio, ici c'est comme chez maman ! Tu ne dois pas faire de bêtises !
Tania :
Non, ici c'est pas comme chez maman, il n'y a rien à faire, et la dame, tu l'as vue comme elle est méchante.
Manuelo
: Alicia est très gentille, c'est que tu ne la connais pas encore bien, et elle est un peu timide, Fabio, qu-est-ce que tu fais, je t'ai dit de ne pas dessiner sur le sol.
M
anuelo partit à la recherche d'un torchon humide pour effacer l'½uvre d'art de son fils, et aperçut Alicia, qui semblait excédée.
M
anuelo : ça ne va pas ?
Ali
cia : C'est un fiasco !
Ma
nuelo : Tu sais ce que c'est les enfants, laisse leur du temps ! Tania est très timide d'habitude, je ne sais pas ce qu'il lui prend. Mais ça passera dès qu'elle te conntra mieux, j'en suis certain. On va aller croquer un morceau dehors, qu'est-ce que tu en dis ?

Sur une petite terrasse Tania se débattait avec son morceau de viande. Elle avait refusé l'aide de son père pour la couper, et Fabio mangeait à la fourchette, mais une fois sur deux, la nourriture n'arrivait pas à destination. Un morceau sur le front d'Alicia, un autre sur le sol, un autre encore était atterri dans sur son pantalon. L'autonomie s'apprend, c'est la leçon qu'en tirait Alicia.
M
anuelo : Tu m'excuses, j'en ai pour une minute. L'homme se leva
Alicia s'interrompit de manger, comme si la terre avait cessé de tourner : Ou est-ce que tu vas ?
Manuelo : Je vais à la salle de bains, j'en ai pour quelques minutes, rien de plus.
Alicia lui attrapa le bras, comme une enfant refusant d'être abandonnée
M
anuelo s'était montré insistant, visiblement l'envie pressait : J'arrive tout de suite.
A
licia inspira un bon coup, puis plongea la fourchette dans sa salade. Mais comment pouvait-elle manger en face d'une petite fille qui n'avait pas encore avalé plus de deux morceaux, tant la tâche de découpage s'avérait difficile. Elle entreprit alors une approche tout en subtilité.
Alicia : C'est difficile de couper de la viande, moi je n'y arrivais jamais lorsque j'étais enfant. Je voulais me mettre à genoux pour avoir plus de force, mais c'était interdit de s'asseoir ainsi.
Tania : Moi aussi j'aimerais me mettre sur les genoux, mais maman dit que c'est mal élevé.
Alicia : C'est aussi ce qu'on me disait. Tu voudrais que... que je t'aide à découper ?
Tan
ia : Je suis grande !
Alicia : On ne le dira pas à ton papa si tu veux ?
Tan
ia regarda encore une fois son assiette, puis la tendit à Alicia : Mais c'est un secret !
Alic
ia sourit. Finalement, les enfants de Manuelo n'étaient pas aussi indomptables qu'elle le pensait.

Dans le
local, Silvia était grimpée sur une chaise afin d'accrocher le cadre qu'elle avait finalement trouvé, après avoir acheté la fameuse robe. Bien qu'il n'était pas nécessaire, Roberto avait insisté pour immobiliser la chaise, afin de faciliter le travail à Silvia, mais au lieu des pieds de la chaises, c'est les jambes de la jeune fille qu'il tenait fermement, comme investi d'une mission.
Si
lvia, taquinant: Roberto, tu as planté les clous de travers !
Roberto : C'est très bien comme ça, recule tu vas voir. Je suis le rois du clou qu'est-ce que tu crois ? Il aida Silvia à descendre et les deux amoureux firent quelques pas en arrière.
Sil
via était satisfaite. L'image en noir et blanc représentait une paire de pointes dressées. L'illustration rendait le mur aux couleurs turquoises plus solennel.
Rob
erto : Il ne manque qu'une chose à présent, il faut inaugurer la salle.... A toi l'honneur !
Silvia
: Il faut que je passes un coup de fil à présent, tu m'excuses ?
Ro
berto : Mais oui...appelle-la tata Alicia !

Quelques secondes plus tard, Silvia avait à nouveau rejoint Roberto, les traits plus sévères.
Robe
rto : Qu'est-ce qu'elle t'as dit ?
Si
lvia : Elle est occupée !
Roberto
: Non ? Alicia ? Occupée ? Il explosa de rire... Et c'est pour ça que tu boudes ?
Silvia
: Non ! mais je voulais lui faire découvrir l'endroit... Enfin tant pis pour elle si elle s'en fiche !
Roberto :
Elle la verra un autre jour, c'est pas grave !
Silvia
: Oui tu as raison...
Roberto : Alors, tu l'inaugures cette salle ? J'attends que ça moi...
Roberto s
'était affasur le sol, les bancs manquant encore, afin d'assister à la représentation privée de sa fiancée.
Silvia : Il n'y a même pas de quoi mettre la musique... une autre fois avait-elle ajouté nonchalamment, quittant la pièce.





# Posté le lundi 02 juillet 2007 08:16

Modifié le lundi 02 juillet 2007 15:20

EPISODE 59

EPISODE 59
merci à Joana pour cette sublime bann! ainsi que pr la victimisation grr lol

Désolé pour l'attente... j'espère que vous n'allez pas bouder ma fic pour autant :)
Le prochain épisode sera en ligne lundi prochain (s'il pleut lol), je m'y engage...
Pour les personnes qui auraient envie de jouer, 30 comms à celui ou celle qui mettra mon 6000ème comm!




Les notes des examens finals avaient été affichées la veille, et pour Ingrid, Lola, Pedro, Silvia, Roberto, c'était désormais officiel : ils étaient diplômés de l'école de Carmen Arranz. De façon très spontanée et improvisée, ils avaient fêté le soir même, d'abord en trinquant à l'école, puis en faisant la tournée des bars alentour, histoire de transmettre à quelques inconnus la joie qu'ils éprouvaient. Ingrid s'était notamment faite remarquée pour avoir formulé un discours de remerciement debout sur le comptoir du café « del Fuego ».

Ingrid :
Si je suis ici aujourd'hui, c'est avant tout grâce à ma famille qui m'a toujours soutenue, mais pas seulement ! Je vais donc remercier mes professeurs, ma maison de disques, mais aussi monsieur le Maire, sans oublier mes patrons, et toutes les personnes qui à un moment m'ont tendu la main. Trêve de plaisanterie... pas que je sois à cours d'imagination bien au contraire, mais pour conserver les regards admiratifs qui se posent sur moi, il faut que je garde une part de mystère... Voilà l'enseignement que je tire d'une amie proche. Ingrid se retourne vers Silvia, lui adressant un sourire. Et puis se faire remarquer dans la démesure c'est bien, mais on s'en lasse à la longue, il vaut donc mieux rester modeste n'est-ce pas ma Lola ? Tout ça pour dire que ce foutu diplôme ça a avant tout été un sacré prétexte pour faire des rencontres...
Ingri
d se baissa, s'emparant ainsi d'une bière déposée sur le comptoir, dont elle ignorait qui était le propriétaire. Mais peu importe, elle avait besoin de cet objet pour animer son discours. Levant la boisson comme si elle venait de décrocher une médaille olympique ou un award, elle incarnait désormais à la statue de la liber.
Ingrid
: Et vous savez ce que j'ajouterai ?

Une ba
rmaid lui demanda de descendre du comptoir. En effet, un client trouvait aberrant qu'on laisse tant de liberté aux personnes dont l'alcool dans le sang dépasse la normale. « C'est la porte ouverte à la délinquance ! ». Ingrid était pourtant sobre. Elle ne se fit pas prier pour descendre, sous le regard amusé de ses amis. Se rapprochant de son groupe d'appartenance, Ingrid affichait un sourire ravi, sachant que ce souvenir pouvait désormais s'inscrire parmi les nombreux autres que les jeunes gens avaient partagés.
Roberto : T'as encore fait fort
!
Ingrid : Qu-est-ce que tu veux
... Tu ne peux plus te permettre ce genre d'excès de folie toi !! Ingrid savait bien à quoi cette phrase aurait mené... Roberto n'aurait pas résisté à l'envie de relever le challenge. Et c'est exactement ce à quoi elle aspirait : s'amuser !
Roberto : T
u l'auras voulu.. Viens avec moi... Viens je te dis !

Après s'être renseigné auprès de la bar
maid, Ingrid et Roberto s'étaient rendu devant la table du fameux client insatisfait.
Roberto
: C'est l'occasion de mettre en pratique nos cours d'interprétation théâtrale !
Ingrid
: Pardon ?
Roberto : Une pe
tite impro' ça te tente ?
Ing
rid : Sous le thème de l'ivresse... toujours !!

Roberto et Ingrid se donnèrent donc en spectacl
e, se moquant ouvertement de la petitesse d'esprit, des personnes qui ne savent pas rire, de celles qui voient le mal partout, et conclurent entre deux rires que l'ivresse, c'est la vie, et si on ne sait pas s'en imprégner, cette dernière n'a pas de sens ! Outré, le « client insatisfait » s'excusait du regard envers les personnes assises à sa table, et tentait du mieux qu'il pouvait de faire abstraction de la pittoresque scène que Roberto et Ingrid s'amusaient tant à caricaturer.

Après avoir épuisé les répliques amus
antes qui leur traversait l'esprit, Ingrid et Roberto, investi d'un sentiment d'invincibilité, rejoignirent leur amis.
Silv
ia : Ce que tu peux être gamin des fois ! Tu ne peux pas le laisser tranquille, regarde comme cet homme est gêné à présent !
Rob
erto : Tu sais pourquoi il est gêné Silvia ? Parce qu'il ne profite pas de la vie, parce qu'il n'a pas su prendre les risques qu'il fallait au moment où il fallait ! Et si je me trompe sur lui, il a payé pour tous les autres qui sont dans ce cas ! Je ne supporte pas les gens qui renoncent, et toi non plus pas vrai ?
Silvia aquiesça, malgré la légère froideur qu'avait engendrée la question. Ce soir, c'était une belle soirée, et elle ne gâcherait pas ce jour où tous les espoirs de ses amis étaient encore permis. Les futures désillusions n'avaient pas leur place au milieu de l'enthousiasme et la fierté d'avoir terminé une école dont la réputation était encore reconnue, peu importe ce que l'avenir réservait...


Ant
onio avait prévu le coup et laissé la porte d'entrée exceptionnellement ouverte afin de ne pas causer trop d'ennui aux élèves de dernière année, mais les jeunes avaient préféré faire le mur, se rappelant ainsi les nombreuses escapades nocturnes.
Pour passer pas la fenêtre, Lola s'y prenait désormais mieux qu'Ingrid, fière que l'élève ait surpassé le maître.
Ap
rès un langoureux baiser, Silvia se sépara de Roberto, et Lola en fit de même avec Pedro. Cette dernière nuit, les filles la passeraient à rire comme des bécasses, et à pleurer sans crainte que le mascara ne coule! Et oui, les prouesses réalisées en matière de mascara waterproof n'en finissaient pas d'étonner même les plus sceptiques.
L
ola : Alors, de quoi est-ce qu'on va parler ?
S
ilvia : Moi j'ai sommeil, bonne nuit les filles.
Silvia
avait éteint la lumière, qu'Ingrid s'était empressée de rallumer au grand galop.
Ingrid : pa
s si vite jeune fille... Il y a tellement de choses encore desquelles on doit parler ce soir !
Silvia
: Comme ?
Lola : C
omme la demande en mariage de Roberto !! Vous deux, c'est pour de bon alors... J'en étais persuadée. Raconte-nous de A à Z !
Le visage
de Silvia précédemment mélancolique s'éclairait à nouveau.
Silvia
: J'ai été très surprise, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il me propose un tel engagement alors que... Alors que nos vies sont tout ce qu'il y a de plus incertaines, je veux dire, on est à un tournant !
Ingri
d : Mais maintenant tu sais que beaucoup de choses peuvent changer, mais il y a un moins une constance, l'amour de Roberto... ça doit être génial comme sensation !
Lola : Quo
i de te faire aimer par Roberto ?
Ingrid
: Non, de se faire aimer tout court ! Ma Lola tes réponses hors de propos me manqueraient terriblement si je n'avais pas la profonde conviction qu'il faudra que je les supporte encore longtemps !
Lola, souriant : ça tu peux en être sûre... Oula, j'imagine déjà notre Silvia, petite maman, au milieu d'une troupe de mini Arenales.
S
ilvia, coupant tout de suite cours à cette image : ça non !
Ingrid :
Pourquoi pas ?
Silvia : Pa
rce que non ! Et ne vous risquez pas à mettre cette idée dans l'esprit de Roberto surtout !
Lo
la et Ingrid regardaient Silvia, curieuses. Cette dernière adoucit donc ces propos.
Silvia : L
es enfants, ça ne sera pas pour tout de suite, je ne me sens pas prête, et il faut d'abord qu'on ait une vie stable avant de se créer des problèmes... Enfin des enfants... enfin des... pas maintenant en tout cas !
L
ola, changeant de sujet : Vous vous souvenez de notre premier jour dans cette école ?
Ingrid :
ça oui ! Je n'aurai jamais pensé été prise
Lola : Mo
i non plus alors !
Silvia
: Et moi non plus !
L
ola : Mais ?
Silvia
: détrompe-toi Lola, à l'époque j'avais quitté New-York sur un coup de tête, et j'étais certaine que d'une manière ou d'une autre ma tante ou Carmen allait se mettre sur mon chemin !
Ingr
id : Ce qui m'a marqué c'est le discours de Carmen, lorsqu'elle nous as dit que parmi nous, il y en aurait peut-être un, ou deux qui deviendraient célèbres. La pression que cette femme a su nous mettre dès le premier jour, j'en reviens pas n'empêche !
S
ilvia avait pris ces paroles à la lettre également. A la seule différence que ce n'était pas la première fois qu'elle les entendait. Pour Silvia, c'était une routine que de se faire rappeler les infimes possibilités qui mènent à la reconnaissance du talent. Aujourd'hui, cette pression lui passait complètement au-dessus. Elle avait renoncé à défendre son talent au profit de sa vie privée, libérant ainsi une place dans la course effrénée menant au succès.

Les garçon
s quant à eux, ne voulant pas ressembler à de petites filles sentimentales, avaient décidé de passer la nuit devant le poste de télévision. Probablement ils auraient joué à savoir lequel zappait le plus vite, où combien de pompes ils étaient capables de faire sans reprendre leur souffle. L'important était de marquer le coup, et d'en finir en beauté avec cette école.

Les remises
de diplôme auraient lieu dans quelques jours, mais le lendemain, les élèves étaient priés de libérer les chambres, afin qu'Antonio puisse entamer les grands nettoyages. Dans toutes les chambres, les bons comme les mauvais souvenirs étaient ainsi entreposés dans les esprits, comme les vêtements dans une valise bien trop petite. Sur le parcours d'une vie, quatre ans ne représentent pas grand chose, mais lorsqu'on a vingt ans et qu'on a l'impression que le meilleur reste à venir, on voudrait pouvoir tout emporter.



5 films préférés:
Butterfly Effect
Old Boy
Innamorato pazzo
Volver
Le tombeau des lucioles

7 célébrités préférées:
Monica Cruz
Alessandro Baricco
MaM
Nicolas Sirkis
Almodovar
Zazie
Brian Molko

5 series préférées:
Friends
New-York Unité spéciale
Sous le soleil (crise de rire et problèmes surdimensionnés à gogo)
Prison Break... enfin disons plutôt que j'aimerai bien m'y mettre lol
heu... je sais pas les séries... heu... Malcolm oui!!!

7 trucs que j'aime faire:

• Lire les fics d'upa-fanfic, ma-fiction-udt, grupo-undostres, fic-undostren09, ninie345-fic, un-dos-tres-s7
• Bronzer
• Aller à la mer
• Sport
• Ecouter de la Musique
• Chatter avec ma soeur qui est à 2 mètres de moi (les enfants du médias mdr)
• Me torturer l'esprit


5 chansons préférées:

que 5 lol??
Estate, Negramaro
The man who stole the world, Nirvana
Tes yeux noirs, Indochine
One, Gaia
Cracher nos souhaits, Louise attaque

Mes victimes:
des volontaires lol?

# Posté le lundi 25 juin 2007 14:03

Modifié le lundi 25 juin 2007 15:33